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Daniel BESNEHARD

Né en 1954 à Bois Colombes, Hauts-de-Seine
Après une licence de philosophie et une maîtrise de théâtre, Daniel Besnehard devient dramaturge à la Comédie de Caen de 1978 à 1985. Depuis 1986, il exerce les fonctions de dramaturge et de secrétaire général au Nouveau Théâtre d'Angers, Centre dramatique national.
Il est l'auteur d'une quinzaine de pièces. Les créations de Les Mères grises (1978), L'Etang gris (1982), Neige et sables (1986), Arromanches (prix de la meilleure création française décerné par le Syndicat professionnel de la Critique en 1987), Mala Strana (1988) ou encore L'Ourse blanche (1990), L'Enfant d'Obock (1994), sont le fruit d'un long compagnonnage avec Claude Yersin, à Caen puis à Angers. Il a également travaillé avec Guy Rétoré : Clair d'usine est le résultat d'une expérience de six mois sur le monde du travail (1983). Leur collaboration se poursuit avec l'adaptation du roman de Roger Vailland 325 000 francs présentée au TEP en 1984 et avec Clair de terre, créée en 1989. En 1984, Daniel Besnehard a reçu le prix des Nouveaux Talents de la SACD pour Passagères (mise en scène Philippe Mercier, au Théâtre de l'Athénée).
Il a écrit par ailleurs un livret d'opéra pour Pierre Barrat d'après La Marche de Radetzky de Joseph Roth à l'Opéra du Rhin en 1987, sur une musique de René Koering et a publié un essai Comédiennes en mémoire (Actes Sud, 1990) d'après ses entretiens avec Nathalie Baye, Françoise Fabian, Suzanne Flon, Catherine Hiegel, Jeanne Moreau, Bulle Ogier, Nada Strancar, etc. En 1997, il publie un premier roman, Pupuce (Julliard).
Daniel Besnehard collabore occasionnellement à des revues spécialisées telles que Autrement, Europe, Théâtre Public, Cahier du Nouveau Théâtre d'Angers...
"La fréquentation assidue des représentations théâtrales, via les sorties du lycée, ensuite des études de philo et une maîtrise de théâtre à Censier avec Jacques Lassalle, doublées d'une consommation abusive de spectacles, voilà les traces biographiques à partir desquelles est née ma nécessité d'écrire du théâtre. Je crois que c'est dans ma passion de spectateur qu'a germé mon devenir d'auteur de théâtre. (...)
La création des Mères grises a été celle d'une rencontre fondatrice avec Claude Yersin. Depuis nous avons, selon un pacte non écrit, créé sept spectacles sur des thèmes et des désirs que je lui ai imposés. Je peux répondre avec un certain bonheur à des commandes, il m'est arrivé de le faire avec Guy Rétoré, Pierre Barrat, Daniel Girard, mais avec Claude, le lien est ailleurs dans une complicité polémique. (...) Je crois au tandem, à l'alliance d'un metteur en scène et d'un auteur. (...) Le théâtre est le lieu d'un partage. (...) On écrit, je crois, du théâtre pour se confronter au monde ou au mieux "commercer" avec lui. Il me semble important d'instaurer une relation de contradiction productive à l'intérieur du processus de réalisation. De plus, la division du travail en équipe basée sur une réelle qualification de chacun renvoie le théâtre à une forme artisanale et collective qui est peut-être la condition de sa survie face à "l'idiot-visuel". (...)
J'écris de la fiction naturaliste. Cette définition peut sembler inadéquate. Le naturalisme étant couramment défini comme le contraire de l'imaginaire, de l'invention, de la fiction. Or, dans mon travail d'écrivain, le naturalisme est moins envisagé comme un "absolu" basé sur une esthétique de la véracité des objets, des mots, des corps que comme un genre théâtral. C'est une manière de raconter le monde sur un plateau en produisant des ersatz de vie. Dans le cadre théâtral naturaliste, la fiction est toujours une falsification. Tout le pari théâtral est là, dans cet exercice de faussaire, de mentir-vrai. (...)
Quinze pièces écrites et jouées, et ce sentiment presque douloureux d'une répétition. A travers les métaphores et les métamorphoses, les déplacements des fictions dans des pays et des périodes différentes, la perception que c'est toujours le même scénario intime qui se travestit au fil des oeuvres. Ecrire, c'est toujours dire Je sans le dire, c'est un jeu entre le manifeste et l'inavoué, une obligation de soi à soi-même. Au fil du temps et des pièces, mes personnages s'affirment comme des déclinaisons circonstancielles de figures de base. A chaque rendez-vous d'écriture, je les retrouve, en demande de nouveaux habits. Sur la diversité des quatre vingt personnages qui forment le générique de mes pièces, je retrouve des "archétypes intimes" : la mère-nourricière et castratrice, l'amante-mère intellectuelle, la jeune femme aux amours douloureux, la femme qui aime un homme plus jeune, l'homme-mari fragile, le fils homosexuel. Autant de profils ouverts qui varient et évoluent au fil des intrigues. L'écriture d'une pièce s'affiche donc comme une variation à partir de ces figures originelles, leur mise en relation avec des référents particuliers. La localisation historique et spatiale imprime des déterminations "objectives" aux personnages. Une nouvelle pièce, c'est donc comme une greffe du scénario fantasmatique récurrent dans un habit neuf et provisoire."

 

adaptation | radio | théâtre | 

adaptation
La Marche de Radetzky (1986) ++
325.000 francs (1983) ++

radio
Libre-échange (1995) ++

théâtre
Bogolan's Blues (2003) ++
Hudson River (1998) ++
Le Petit Maroc (1993) ++
Marindira (1993) ++
L'Enfant d'Obock (1992 - 1993) ++
Clair de terre (1988) ++
L'Ourse blanche (1988 - 1989) ++
Internat (1986) ++
Arromanches (1985 - 1986) ++
Mala Strana (1985 - 1986) ++
Neige et sables (1985 - 1986) ++
Clair d'usine (1983) ++
Epreuves (1983) ++
Passagères (1982) ++
L'Etang gris (1981) ++
Les Mères grises (1977) ++
Les Eaux grises (1977) ++
Charlotte F... ++
L'Oeuf pourri ++
A vif ++
 

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