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Jean-Louis BAUER

Né en 1952 à Paris
Après une maîtrise d'ethnologie, Jean-Louis Bauer est professeur à Paris I Sorbonne. A partir
de 1973, diplômé de l'Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT-rue Blanche), il intervient comme comédien et conteur dans les écoles maternelles et les crèches, anime des ateliers pour le Groupe d'encouragement du spectacle (GES) et pour la Maison du geste et de l'image. Aujourd'hui, il se consacre à l'écriture dramatique tout en enseignant à l'Ecole de la rue Blanche et au Sweet Briar college.
Sa carrière d'auteur débute dans les années 70 : il a vingt ans et rencontre Roger Blin qui devient pour lui une sorte de père spirituel : « Ca m'a donné de la confiance pour des années ». Roger Blin le révèle au public en 1975 en créant M'appelle Isabelle Langrenier au Théâtre de l'Est Parisien. Depuis, Jean-Louis Bauer est l'auteur d'une trentaine de pièces qui empruntent presque tous les genres : drames, farces, dialogues psychanalytiques, comédies psychologiques, poèmes épiques... dans une écriture qui aime jouer à la frontière du réalisme et du fantastique. La plupart de ses textes ont été représentés, notamment dans de grands théâtres parisiens (Petit Odéon, Théâtre de la Main d'Or, Comédie de Paris, Théâtre de l'Atelier et Théâtre de l'Est Parisien) dans des mises en scène entre autres de Jean-Luc Boutté : Edith Détresses (1976), d'Alain Mollot : Macadam Quichotte (1985), d'Yves Gasc : L'Homme assis (1990) avec Laurent Terzieff comme interprète principal. La rencontre et le travail avec Laurent Terzieff marquent une étape importante dans le parcours de Jean-Louis Bauer.
On pourrait citer encore Geneviève Rosset qui lui a donné l'occasion de remonter sur scène dans une de ses pièces : Puzzle (1989), Gérard Audax et Geneviève Casile qui lui ont permis d'écrire et de faire représenter Pourquoi Aujourd'hui ? (1992), Nadine Varoutsikos, Antoine Campo, Sabine Stépanoff et bien d'autres... « Ce sont ces rencontres qui pendant longtemps ont alimenté mon envie d'écrire. Ecrire le nom de ces personnes, c'est raconter comment j'écris. » Il y a aussi l'influence des lectures et relectures de Feydeau, Pirandello, Strindberg, ou de Nathalie Sarraute.
En 1994, il est lauréat du prix CIC Paris Théâtre pour Page 27 créée en 1996 par Pierre Santini.
En 1997, il est choisi par les ATP pour La Novice et la vertu qui est créée en janvier 98 à la Chartreuse de Villeneuve dans une mise en scène d'Antoine Campo. Il reçoit également le Prix Nouveau Talent Théâtre de la SACD.
Jean-Louis Bauer a été accueilli à deux reprises comme auteur résident au Centre national des écritures du spectacle-La Chartreuse : en 1989, il participe à la résidence d'écriture francophone et écrit Gérard Gibraltar ; en 1993, il travaille au livret de Ugui sur une musique de Piotr Moss à l'occasion de la résidence sur le mélodrame. Ugui est créé à La Chartreuse en juillet 1993, en 94 dans une version polonaise et en 95 en allemand. La collaboration avec Piotr Moss se poursuit avec Gédéon créée en 1996, De l'amour, qui sera créée en 1998, Les Ailes de Jean-Pierre et Karla.
Pour France Culture et l'émission Le Pince Oreille, Jean-Louis Bauer écrit en collaboration avec Bernadette Le Saché, six dramatiques pour enfants éditées par Radio France en CD et publiées par Le Mot de passe. Il est également l'auteur d'adaptations : Le Jeu de Hotsmack, Henri VI, Fracasse, et L'Ile Prospero.
« J'ai commencé à écrire par dépit parce que personne ne voulait m'engager comme comédien, et parce que je m'imaginais que si je devenais écrivain, je serais un être séduisant.
Hélas, je n'avais aucune formation littéraire, mais comme la psychanalyse était dans le vent,
je m'arrangeais avec moi-même et faute d'être capable d'écrire de la littérature, je me lançais dans la « lis tes ratures ».
Et dans ce puits sans fond qu'est la langue française, je plongeais de l'autre côté du miroir. Et là, je rencontrais par miracle Winnie Scott qui me fit graver sur mon corps cette maxime : « L'écriture est une éponge placée en équilibre entre la folie et la raison et qui s'abreuve aux deux côtés ». Si je crois en quelque chose, si je vise un style, (aujourd'hui, parce ce que demain est un nouveau jour), ça serait un théâtre de l'absurde où l'absurde naîtrait non seulement des effets de style mais de l'absurde des situations combiné à une logique de déploiement de l'action. Pourquoi ? Parce que j'ai l'impression que l'Histoire est incohérente, que le monde est horrible. Mais qu'à posteriori tout semble s'expliquer. »

Devenu cinquantenaire, il remarque comme un rejet dans les yeux de ses contemporains, et pour ne pas être jeté à la poubelle alors qu’il a encore quelques années à vivre, il réfléchit et pour la première fois, au lieu d’écrire pour son simple plaisir, et celui de ses proches, il pense à faire plaisir aussi à tous ceux qu’il ne connaît pas et qui pourraient avoir envie d’aller au théâtre sans être toujours satisfaits.

Après un petit détour où il s’essaye à jouer ses textes  Dix jours ensemble , La fessée, au lieu de planter sa plume en se voulant prophète comme il aimait le faire, il se contenterait pour l’instant d’être un miroir du monde. A l’heure où l’on ne comprend plus grand-chose à ce qui se passe, où l’on reçoit le monde de manière souvent parcellaire, il se propose de trouver le dispositif théâtral qui permet de l’appréhender en lui donnant du sens.Emu par les spectacles de Robert Lepage, il comprend qu’il n’arrivera jamais à faire aussi bien, et profite de ses incapacités pour porter toute son attention à la narration et aux personnages. Une vie de château  (édité chez Fayard), Le prince de Clèves  s’emparent de la vie politique et des ses personnages,  Le roman d’un trader  (mis en scène par Daniel Benoin et édité chez Actes Sud Papiers) s’inspire directement de Kerviel et la société Générale,  Le malade e-maginaire  co-écrit avec Philippe Adrien, avec qui il se plait à tisser des liens, s’inspire de la pièce de Molière pour faire un portrait des classes moyennes. De même L’@vare  ou  Requiem pour les classes moyennes  raconte la difficulté et l’inquiétude de ceux qui ont peur de sombrer et aimeraient bien que leurs enfants montent dans l’échelle sociale... A suivre.

Parallélement il continue de travailler pour le compositeur Piotr Moss et le marionnettiste Michel Rosenmann, qu’il a tous deux rencontrés à la Chartreuse.

 

adaptation | livret | radio | scénario | théâtre | 

adaptation
L'Ile Prospero (1995) ++
Capitaine Fracasse (1993) ++
Henry 6 (1990) ++
La Passeratelle (1988) ++

livret
Le Petit Singe bleu (1999) ++
Il monstra (1999) ++
Le Cirque de Giuseppe (1997) ++
Gédéon (1996) ++
Ugui (1992) ++

radio
Villes d'eau (2000) ++
Rue de la grande chaumière (1997) ++

scénario
Tu ne marcheras jamais seul (2000) ++

théâtre
Le prince de Clèves (2009) ++
Le roman d'un trader (2008 - 2009) ++
Une vie de château (2008) ++
Dix jours ensemble (2006) ++
Les Bienvenus (2001) ++
Rien ne sera plus jamais comme avant (2001) ++
De L'amour (2001) ++
Cirkopéra (2000 - 2001) ++
Petit Coq et Le Maïs bleu (1999) ++
La Mémoire de l'eau (1997) ++
La Novice et la vertu (1997) ++
Interdit au moins de 16 ans (1996) ++
Quel farceur, mon neveu : L'Ascenseur (1995) ++
Quel farceur mon neveu : La Chambre à coucher (1995) ++
Quel farceur mon neveu : Le Garde-manger (1995) ++
Quel farceur mon neveu : La Salle de bains (1995) ++
Quel farceur mon neveu : La Cuisine (1995) ++
Quel Farceur mon neveu : Le Salon (1995) ++
La Vie continue (1994) ++
La Mise au monstre d'un nouveau monde (1994) ++
Page 27 (1994) ++
Pourquoi aujourd'hui ? (1993) ++
Jules et Lise (1992) ++
Mazel Tov (1992) ++
L'Homme assis (1990) ++
Tabac (1990) ++
Puzzle (1989) ++
Gérard Gibraltar (1989) ++
L'Amour en godasses (1988) ++
La Diva d'Auschwitz (1988) ++
Le Jour où tu t'en vas (1987) ++
L'Amour, les murs (1986) ++
Macadam Quichotte (1985) ++
Costume Raccord (1985) ++
Le Secret de Télémax (1984) ++
La Dynastie des malpropres (1981) ++
Jeanne et la voie lactée (1981) ++
Mythes et Termites de Jeanne Poimaure (1977) ++
Le Minotaure, veau des villes en trois chants (1977) ++
Edith Détresses (1976) ++
Le Diable, Isabelle et le paysan ou Comment gruger le Crédit Agricole (1976) ++
M'appelle Isabelle Langrenier (1975) ++
Jenifer ++
Une Journée d'enfer ++
 

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