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Armand MEFFRE

Né en 1929 à Maubec, Vaucluse
Après son certificat d'études qu'il obtient en 1941, Armand Meffre travaille dans la ferme de ses parents jusqu'en 1956. Parallèlement, il joue dans la troupe de théâtre amateur du village et apprend à peindre avec Justin Grégoire qui lui présente André Lhote. Dès leur première rencontre, le peintre invite Armand Meffre à venir étudier gratuitement la peinture dans son académie parisienne.
En 1956, une seconde rencontre est déterminante dans son parcours artistique : celle de Jean-Marie Boeglin, qui l'ayant vu jouer sur une scène villageoise, le met en relation avec Roger Planchon. Ce dernier l'engage dans sa troupe du Théâtre de la Comédie. Durant les quatre années passées dans cette compagnie, Armand Meffre interprète entre autres Georges Dandin de Molière et Paolo Paoli d'Arthur Adamov.
A partir de 1960, il s'installe à Paris où il travaille au théâtre avec Jean-Pierre Vincent, Lucian Pintilié, Georges Wilson, Jean Deschamps, Gabriel Garran, Roger Blin, Klaus Michaël Grüber, Stéphane Meldegg, Jean-Louis Martinelli etc. A la télévision il est Pastoure dans le feuilleton Maurin des Maures et au cinéma, Philoxène dans Jean de Florette et Manon des sources de Claude Berri.
Il apprend l'italien, par nostalgie du parler provençal de son enfance. Des traductions qu'il fait alors, naît sans doute son goût pour l'écriture. Il traduit et adapte aussi pour la radio Le Merle de Sylvestre de Renato Fucini (ORTF, 1959) puis Anonyme vénitien de Giuseppe Berto (France-Culture, 1974; Petit Odéon, 1975).
En 1974, sa première pièce, Le Brise-Lames, est créée au Théâtre de Montpellier par Jacques Echantillon et les Tréteaux du Midi. En 1993, Anna Magnani le temps d'une messe est mise en scène par Gérard Gelas et interprétée par Bernadette Rollin au Théâtre du Chêne Noir en Avignon puis tourne en France, à Rome et à Moscou. Entre temps, il adapte en provençal Georges Dandin : Jordi Dandin mis en scène par le Théâtre de la Carriera en 1986.
Il travaille par ailleurs souvent pour la radio : il écrit de nombreuses nouvelles pour France-Inter qu'il lit avec Jacques Pradel (1977), et adapte avec Simone de Vergennes le roman de Giovani Verga : Mastro don Gesualdo, pour France-Culture (21 épisodes, 1982).
Comme scénariste, il co-écrit avec Jean Prat Les Lavandes et la liberté et Bataille pour les lavandes (FR3, 1976). En 1979, il est le scénariste et l'adaptateur d'une série de cinq films interprétés par Pierre Vaneck : La Fin du Marquisat d'Aurel (Antenne 2, réalisation Guy Lessertisseur). Il signe le scénario original Le Pigeonnier diffusé sur FR3 avec Jacques Dufihlo (1983).
D'autre part, il est l'auteur d'un roman aux éditions Actes Sud, Ceux qui ne dansent pas sont priés d'évacuer la piste (1989), prix du premier roman aux journées du livre de Sablet, ainsi que d'un essai Duchamp ! Duvent !

Sur les rencontres liées à mon parcours d'auteur, que dire de plus que mon curriculum-vitae ? On peut y lire aussi qu'au théâtre j'ai eu la chance de servir de grands textes sous la direction des meilleurs metteurs en scène du moment. Ce qui, avec la traduction de l'italien, a pu me pousser à l'écriture.
J'y suis venu par les dialogues et c'est par hasard que j'ai découvert cette aptitude grâce à l'Americano ! J'ignore encore le goût de cet apéritif, mais il était très à la mode au moment des synchros du film de René Allio La Vieille dame indigne. J'y tenais le rôle d'Ernest et dans ce doublage de finition, nous eûmes besoin de voix d'ambiance. Pour ce faire et, allez savoir pourquoi, je me mis à improviser sur les propos d'un garçon de café et d'un de ses clients discutant des vertus et des méfaits de ce nouveau breuvage, ainsi que de ses avantages et de ses limites du point de vue commercial ; Surtout si on songeait aux tranches d'oranges et de citron qui étaient servies avec ; Sans parler du glaçage, du rebord de verre indispensable pour enrichir sa saveur à l'instant de la consommation ; Laquelle se faisait généralement avec une paille. Ce qui aggravait encore son coût et le rendait peut-être inaccessible aux classes laborieuses. De fait, l'ingénieur du son n'avait besoin que de quelques minutes de ce duo improvisé, mais au bout d'un quart d'heure quasiment, j'étais toujours à mon micro pour faire l'article et la critique de cet article branché. Ne voyant pas venir le signal du Stop, j'aurais pu continuer encore longtemps mon « face à face monologue » si quelques rires n'avaient fusé dans le studio. On me menait en bateau évidemment.
C'est alors que devant mon sourire un peu jaune, René Allio vint m'affirmer très sérieusement que cette blague venait de révéler chez moi un véritable don de dialoguiste et que je devais cultiver cette aptitude.
Je croyais avoir oublié ce conseil, mais six mois plus tard, je me retrouvais à écrire l'adaptation d'une nouvelle italienne. Laquelle devint plus tard une fiction radiophonique. Plusieurs scénarii pour la télé suivirent, ce qui m'amena à une pièce de théâtre précédant deux autres spectacles, c'est à dire des textes toujours destinés à la parole.
C'est pour me passer, sans doute, de cette aide dans une expression plus intime que je me mis plus tard à la nouvelle puis au roman. Récemment, j'y ajoutais un petit essai au titre sans ambiguïté : Duchamp ! Duvent !

 

adaptation | radio | scénario | théâtre | 

adaptation
Jorgi Dandin (1986) ++
Anonimo Veneziano (1973) ++

radio
Mastro Don Gesualdo (1982) ++
Le Merle de Sylvestre (1959) ++

scénario
Le Pigeonnier (1985) ++
La Fin du Marquisat d'Aurel (1979) ++
Les Lavandes et la liberté (1976) ++
Bataille pour les lavandes (1976) ++

théâtre
Anna Magnani, le temps d'une messe (1993) ++
Le Brise-Lames (1974) ++
 

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