flèche avantflèche suivant
avril 2017
L M Me J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
Jean-Michel RIBES

Né en 1946 à Paris
Elevé dans un milieu artistique (sa mère est remariée au peintre Jean Cortot), Jean-Michel Ribes a l'occasion dès l'adolescence de rencontrer les amis artistes de son beau-père, peintres, sculpteurs, écrivains, dont, entre autres, Raymond Queneau et Jean Tardieu qui auront un rôle déterminant dans sa vocation d'homme de théâtre.
Dès l'âge de douze ans, il joue la comédie, en interprétant « Plouft le petit fantôme » de Maria Machado sous la direction d'un jeune étudiant brésilien venu faire l'IDHEC à Paris. Suivent quatre ans de pension pendant lesquels Jean-Michel Ribes monte et interprète avec des élèves plusieurs pièces dont Orion le tueur, Les Précieuses ridicules. Il fait la connaissance de celui qui allait devenir son meilleur ami, le peintre Gérard Garouste. Dès leur sortie du pensionnat, ils fondent avec Philippe Khorsand, la Compagnie du Pallium .
Tout en passant une maîtrise de lettres et une licence d'espagnol, il poursuit son activité théâtrale avec cette toute jeune compagnie. Il rencontre Roland Topor, Jérôme Savary, Arrabal, Copi, qui comme lui fréquentent le Théâtre de Plaisance, petit lieu situé derrière Montparnasse (aujourd'hui disparu), que le directeur Jean-Jacques Aslanian proposait à ces jeunes créateurs pour y monter leurs premières expériences. Il y crée entre autres Chez l'illustre écrivain d'Octave Mirabeau, Je rêvais peut-être de Pirandello, L'alchimiste de Ben Jonson, Herman est de retour ou le retour d'Herman, vieux mélodrame romantique qu'il adapte avec Philippe Khorsand. Il met encore en scène Le Lai de Barrabas de Fernando Arrabal au studio des Champs Elysées avant de passer à l'écriture.
Sa première pièce Les Fraises musclées, créée en 1970 au Théâtre La Bruyère puis reprise au Théâtre du Kaléidoscope, à la Gaîté Montparnasse, au Théâtre Récamier, connaît un succès ininterrompu pendant huit ans. En 1971, Il faut que le sycomore coule fait l'unanimité de la presse et le consacre comme auteur dramatique. Un groupe de jeunes comédiens commence à se former autour de lui : Andréa Férréol, Gérard Darmon, Philippe Khorsand, Myriam Mézières, Daniel Prévost, Roland Giraud etc... ainsi que le compositeur Raymond Le Sénéchal qui compose les musiques de Je suis un steak, suite de sketches écrits par Jean-Michel Ribes qu'il monte au Théâtre Pigall's en 1972.
Très admiratif de Beckett, Ionesco, mais aussi du mouvement surréaliste, Jean-Michel Ribes écrit Par-delà les marronniers (1972), pièce évoquant la courte vie de trois poètes dadaïstes : Arthur Cravan, Jacques Vaché et Jacques Rigaud. Créée au Festival du Marais et reprise à l'Espace Cardin, la pièce part en tournée autour du monde.
En 1973, Jean Mercure invite Jean-Michel Ribes au Théâtre de la Ville pour y monter sa pièce : L'Odyssée pour une tasse de thé, libre évocation du voyage d'Ulysse. Plus de 40 comédiens interprètent cette oeuvre dans des décors de Yannis Kokkos, musique de Michel Christodoulodes. La pièce remporte un très grand succès. Elle sera remontée à New-York, interprétée par Yul Brunner et Irène Pappas. Jean Mercure commande une autre pièce à Jean-Michel Ribes, ce sera Jacky Parady, pièce musicale créée en 1977 au Théâtre de la ville. Gérard Desarthe et Roland Blanche interprètent les deux rôles principaux. Lewis Furrey compose la musique, Jean-Claude Vannier fait les arrangements et dirige l'orchestre. Les décors sont de Gérard Garouste.
En 1975, trois pièces se suivent : un travail sur Gérard de Nerval On loge la nuit-Café à l'eau, avec notamment Judith Magre et Roland Blanche, Omphalos Hôtel créée au Théâtre National de Chaillot et pour laquelle Jean-Michel Ribes reçoit le prix des Jeunes Auteurs SACD et, avec le compositeur Georges Couroupos et le scénographe Yannis Kokkos, Dieu le veut, une pièce de théâtre musical commandée par France Musique pour le Festival d'Avignon 1975.
En 1976, création au Théâtre Récamier de Tout contre un petit bois, avec Michèle Marquais et Roland Blanche, pièce qui obtient le prix des "U" et le prix "Plaisir du théâtre".
De plus en plus, Jean-Michel Ribes est convaincu que son travail d'auteur et de metteur en scène ne font qu'un : "Ecrire une pièce me rend malade, la monter me guérit". Homme de troupe, il travaille avec et pour son équipe. Le groupe des acteurs s'agrandit. Roland Blanche en devient le fleuron; les décorateurs Gérard Garouste et Yannis Kokkos travaillent régulièrement avec lui. En 1974, sa compagnie fusionne avec la compagnie Off Limits de Michel Berto. Durant dix ans, ils créent entre autres : La Poison de René Gaudy, Vole-moi un petit milliard de Fernando Arrabal, Le Gros Oiseau de Jean Bouchaud, La Nuit du treize de Sandra Nills, La Nuit des alligators de Scott Forbes, L'Ouest le vrai de Sam Shepard avec Richard Bohringer et Roland Blanche et la pièce qu'il a écrit avec son complice Roland Topor : Batailles, que Jean-Pierre Bacri, Philippe Khorsand et Tonie Marshall créent au Théâtre de l'Athénée en 1983.
En 1984, Michel Berto décide de se consacrer exclusivement à son métier d'acteur, et la compagnie Berto-Ribes devient la compagnie Jean-Michel Ribes. Son animateur adapte et met en scène plusieurs textes dont Révotes, trois textes de Jean Tardieu, Arnold Wesker et Jean-Michel Ribes ( 1986), L'Anniversaire d'Harold Pinter ( 1987), Le Pont des Soupirs de Jacques Offenbach au Théâtre de Paris (1987), nomination meilleur spectacle musical Molières 1988, La Cagnotte d'Eugène Labiche à la Comédie Française ( 1988), La cuisse du Stewart dont il est l'auteur, qu'il monte au Théâtre de la Renaissance en 1990 avec pour interprètes Jacqueline Maillan, Henri Virlojeux, Roland Blanche et Philippe Khorsand, Cirque à deux de Barry Creyton avec Carmen Maura et Jean-Pierre Cassel au Théâtre du Palais Royal ( 1994) et Brèves de comptoir au Théâtre Tristan Bernard (1994) qui reçoit le Grand Prix de l'Humour Noir 1995 et deux nominations aux Molières 1995 : meilleur spectacle comique et meilleure mise en scène.
En 1998, Jean-Michel Ribes met en scène au Théâtre du Rond Point Rêver peut-être de Jean-Claude Grumberg avec Pierre Arditi, Michel Aumont et Marcel Maréchal dans les rôles principaux. Ce spectacle reçoit le Grand Prix de la critique 1998/1999 : meilleure création théâtrale en langue française et six nominations aux Molières 1999.
En 1999, il met en scène au Théâtre de Poche Montparnasse TEDY de Jean-Louis Bourdon avec Roland Blanche nominé meilleur comédien aux Molières 1999. Jean-Michel Ribes adapte et met en scène au Théâtre Fontaine Les Nouvelles Brèves de Comptoir de Jean-Marie Gourio, deux nominations aux Molières 2000.
En 2000, Jean-Michel Ribes met en scène à la Comédie Française Amorphe d'Ottenbourg de Jean-Claude Grumberg avec notamment Simon Eine, Yves Gasc, Thierry Hancisse, Claire Vernet, Roland Bertin. Il met aussi en scène au Théâtre Fontaine Jeffrey Bernard est souffrant de Keith Waterhouse avec Jacques Villeret, Yves Pignot, Marie Vincent, Guillaume de Tonquédec et Virginie Aster, qui obtient une nomination aux Molières 2001.
En 2001, Jean-Michel Ribes écrit et met en scène au Théâtre Tristan Bernard Théâtre sans animaux avec Annie Gregorio, Philippe Magnan, Lionel Abelanski, Christian Pereira et Sarah Haxaire.
La Compagnie coproduit les spectacles de Ged Marlon et Valérie Lemercier au Splendid (1990), Le Landau qui fait du bruit de Jean-Louis Bourdon (1993), Une visite inopportune de Copi (1995), Ames soeurs d'Enzo Cormann (1996), André le magnifique création collective (1997).
Parallèlement à ses activités théâtrales, Jean-Michel Ribes crée, au début des années 80 avec Topor, Jean-Marie Gourio, Gébé et quelques autres, deux émissions humoristiques pour la télévision : Merci Bernard (1981-1984) et Palace (1988), tandis qu'au cinéma, il écrit en collaboration avec Roland Topor, Philippe Khorsand, Philippe Madral et Santiago Amigorena quatre films qu'il réalise : Rien ne va plus (1978), La Galette du roi (1985), Chacun pour toi (1992) et Le Hérisson (1998) .
En tant que metteur en scène de théâtre, les préférences de Jean-Michel Ribes vont aux oeuvres contemporaines, héritières d'un répertoire où la poésie et l'humour confinent à l'absurde et parfois au désespoir. Il privilégie les relations d'un texte avec les comédiens et sollicite de plus en plus l'imaginaire du théâtre musical.
Elu Commissaire de Théâtre à la SACD de 1997 à 2000, Jean-Michel Ribes anime depuis 1997 dans le cadre du Festival d'Avignon, «  TEXTE NU », manifestement destinée à promouvoir l'écriture dramatique contemporaine.
En Automne 2000, les auteurs dramatiques créent un collectif et fondent «  Les Ecrivains Associés du Théâtre ». Jean-Michel Ribes est élu Président.

 

adaptation | livret | scénario | théâtre | 

adaptation
Brèves de comptoir (1994) ++

livret
Dieu le veut (1975) ++

scénario
Palace (1988) ++
Merci Bernard ++

théâtre
Musée Haut-Musée bas (2004) ++
Egalité-Fraternité (2001) ++
Tragédie (2001) ++
Musée (2001) ++
USA (2001) ++
Dimanche (2001) ++
Bronches (2001) ++
Souvenir (2001) ++
Le Goéland (2000) ++
Monique (2000) ++
Théâtre sans animaux (2000 - 2001) ++
Monsieur Monde (1996) ++
La Cuisse du steward (1990) ++
Change (1988) ++
Panaris (1988) ++
Réclamations (1988) ++
Régime de luxe (1988) ++
Venise Zigouillée (1986) ++
Jeux et Joies (1984) ++
Personne me regarde dans la rue (1983) ++
Bataille navale (1983) ++
Ultime Bataille (1983) ++
Batailles (1983) ++
Tourisme (1982) ++
Marché Commun (1980) ++
Les Cent Pas (1978) ++
Le Sociologue (1978) ++
Jacky Parady (1977) ++
Tout contre un petit bois (1976) ++
Omphalos Hôtel (1975) ++
On loge la nuit-café à l'eau (1975) ++
L'Odyssée pour une tasse de thé (1973) ++
Je suis un steak (1972) ++
Par-delà les marronniers (1972) ++
Roméouche et Henriette (1972) ++
Rumeurs (1972) ++
Tranche de vie (1972) ++
Il faut que le Sycomore coule (1971) ++
Les Fraises musclées (1970) ++
Monsieur Ouvrard (1970) ++
Le Menu de Frango Twix ++
La Petite O.N.U, fantaisie humanitaire ++
Bataille dans les Yvelines ++
Bataille au 6e gauche ++
 

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z