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Arthur ADAMOV

"Je suis né à Kislovodosk (Caucase), le 23 août 1908. Mes parents possédaient une bonne partie des pétroles de la Caspienne. Cela ne m'empêcha pas, à quatre ans déjà, de trembler à la seule idée de la pauvreté." (1)
Dès 1914, la famille se fixe en Allemagne, puis à Genève. A partir de 1917, l'appauvrissement progresse d'autant plus vite que le père joue l'argent dans les casinos. En 1924, arrivée en France. A Paris, ses seules occupations consistent à fréquenter "Le Dôme", à tenter de rencontrer des femmes ou de se joindre à un groupe (notamment le groupe surréaliste). En 1928, il fonde lui-même, avec son ami Serge-Victor Aranovitch, un groupe de théâtre, pour lequel il écrit de très courtes pièces, ainsi que la revue Discontinuité, dont paraît un seul numéro.
En 1933, cinq poèmes sont publiés dans les Cahiers du Sud. Son père se suicide. Adamov fait plusieurs voyages à l'étranger en compagnie de son ami Cramer. En 1936, il a le projet d'aller combattre Franco en Espagne mais il renonce vite à cette idée. Il rencontre Marthe Robert à Paris ainsi que Roger Gilbert-Lecomte et commence à rédiger L'Aveu, à traduire Le Livre de la pauvreté et de la mort de Rilke.
En 1940, "apatride", il se réfugie à Marseille où il est bientôt arrêté. Après six mois au camp d'Argelès, il rentre à Paris où il fait quelques "petits boulots" et écrit quelques articles littéraires pour Comoedia, magazine collaborationniste. Cette activité lui est reprochée et il y met fin. En 1943, Roger Gilbert-Lecomte, qu'il a tenté d'aider depuis son retour à Paris, meurt. En 1945, il fonde avec Marthe Robert la revue L'Heure Nouvelle qui aura seulement deux numéros. L'année suivante, Antonin Artaud est libéré de l'hôpital psychiatrique de Rodez, grâce notamment à l'intervention opiniâtre d'Arthur Adamov et Marthe Robert. Artaud mourra en 1948.
Il lit avec passion Strindberg et écrit sa première pièce La Parodie en 1947. Il termine aussi la traduction de La Mort de Danton de Büchner, représentée en 1948, au deuxième Festival d'Avignon, par Jean Vilar puis au Palais de Chaillot. En 1950, il se décide à faire publier La Parodie et L'Invasion précédées de notes d'André Gide, René Char, Henri Thomas, Roger Blin, Jean Vilar, espérant ainsi avoir plus de chances de les voir représentées. L'Invasion est en effet mise en scène par Jean Vilar au Studio des Champs-Elysées et sa troisième pièce La Grande et la petite peur est créée par Jean-Marie Serreau. Ces représentations remportent peu de succès mais lui donnent l'occasion de rencontrer Bernard Dort, dont l'amitié et l'attention lui seront toujours précieuses. Roger Blin crée La Parodie. En 1953, une autre rencontre importante est celle de Roger Planchon qui monte dans son petit Théâtre de Lyon Le Sens de la marche et Le Professeur Taranne. En 1954, le Berliner Ensemble crée Mère Courage de Brecht à Paris. Cette découverte, comme pour son ami Dort et la revue Théâtre Populaire, remet en question leur conception du théâtre. Cette année là commence aussi la guerre d'Algérie qui l'amène à prendre position violemment dans la vie politique. En 1960, il signera le "Manifeste des 121".
Jusqu'à la fin des années 50, Arthur Adamov participe activement à la vie théâtrale. Ses pièces sont représentées dont notamment Le Ping-pong par Jacques Mauclair ou Paolo Paoli par Roger Planchon. Il collabore régulièrement à la radio en signant quelques pièces originales et des émissions littéraires, le plus souvent en collaboration avec Marthe Robert. A partir de 1960, il lui est de plus en plus difficile de faire représenter ses pièces, en partie peut-être parce que ses déclarations politiques et théâtrales le rendent gênant. De plus, sa santé se détériore à mesure que s'aggrave un alcoolisme longtemps menaçant. Il écrit difficilement Sainte Europe, et mourra bien longtemps avant qu'elle ne soit représentée par Gilles Chavassieux en 1992. En 1966, il subit une cure de désintoxication bientôt suivie de très graves troubles neurologiques puis d'une pleurésie tuberculeuse. Entre 1967 et 1970, il écrit deux pièces M. le Modéré et Off Limits, rapidement représentées, en raison peut-être du succès de critique obtenu par L'Homme et l'enfant, livre autobiographique bien éloigné de L'Aveu. Il fait pourtant rééditer L'Aveu chez Gallimard avec un certain nombre de courts textes sous le titre Je...Ils...
En 1969, il écrit sa dernière pièce achevée Si l'Eté revenait. Commence une longue période de dépression où il essaye cependant d'écrire jusqu'à son suicide, le 15 mars 1970.

 

adaptation | radio | théâtre | traduction | 

adaptation
Les Ames mortes (1958) ++

radio
L'Agence universelle ++
Le Temps vivant ++
En Fiacre ++
Finita la comedia ++

théâtre
Si l'été revenait (1969) ++
M le Modéré (1967) ++
Off Limits (1967) ++
Sainte Europe (1965) ++
Le Printemps 71 (1960) ++
Paolo Paoli (1957) ++
La Politique des restes (1957) ++
Le Ping Pong (1954) ++
Les Retrouvailles (1953) ++
Le Professeur Taranne (1952) ++
Tous contre tous (1952) ++
Le Désordre (1951) ++
Comme nous avons été (1951) ++
Le Sens de la marche (1951) ++
La Grande et la Petite Manoeuvre (1950) ++
L'Invasion (1949) ++
La Parodie (1947) ++

traduction
La Mort de Danton ++
Théâtre ++
La Cruche cassée ++
Le Revizor ++
Père ++
Le Pélican ++
La Sonate des spectres ++
 

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