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Eugène DURIF

Né en 1950 à Saint-Priest, Rhône
Originaire de la région lyonnaise, Eugène Durif écrit depuis l'adolescence, même si cette activité reste alors secrète. Ses premières rencontres artistiques, mis à part les lectures des surréalistes, de Rimbaud, Céline et Artaud sont celles de Stanislas Rodanski (dans un H.P où il travaille quelque temps comme aide-soignant) ou du Living Theater qu'il suit à Avignon, après les événements de mai 68. Nombreux vagabondages, accidents de parcours, errances politiques, et multiples expériences, petits travaux et parallèlement études de philosophie, avec une maîtrise sur "Langage poétique et langage psychotique" (avec Henri Maldiney) et un DEA. Il rencontre en 1976 Patrick Laupin, Henri Poncet et fonde avec eux la revue Actuels. Il adhère à cette période au P.C.F. qu'il quitte très vite après des démêlés "caractérielo-politiques"... Il va travailler pendant une dizaine d'années avec la revue Actuels, d'abord marquée par une radicalité théorique qu'Eugène Durif juge aujourd'hui traumatisante, travail qui évolue vers un "retour" à une écriture poétique et à une plus grande objectivité (au début les textes paraissent non signés...). L'un des derniers numéros de la revue, qu'Eugène Durif réalise avec Bernard Cadoux, est consacré à Stanislas Rodanski.
Il se passionne depuis son adolescence pour le théâtre, le rêve du théâtre, d'un théâtre total à la Artaud ou d'une sorte de "fantasme mallarméen de la scène" qu'il tente d'approcher à travers différentes expériences. Parallèlement, il adapte pour le théâtre Les Bostoniennes d'Henry James (pour un jeune metteur en scène lyonnais, André Merle) puis Ulysse de Joyce pour Bruno Carlucci, au cours d'un travail d'une année mené en relation avec Jacques Aubert. Il travaille aussi avec Bruno Boëglin, Gislaine Drahy, Jean-Paul Delore et le Lézard Dramatique.
Sa première pièce, écrite en 1978 en collaboration avec Marie-Christine Vernay, Les Aquariophiles, est programmée au Festival du Jeune Théâtre du TNP de Villeurbanne. Suit une période où, parallèlement à un travail de secrétaire de rédaction (avec l'écriture d'articles, notamment autour de la poésie) au Progrès de Lyon, puis au Matin de Paris, il se consacre exclusivement à l'écriture. "Je rédigeais des pages et des pages d'une sorte de poésie brute, jamais retouchée. Je liais cela à la "dépense", à une expérience qui devait brûler et s'anéantir". Il passe deux ans à ne travailler que le cut-up à la Burroughs, puis à une écriture phonétique à la Guyotat, à lire et à relire Bataille, Artaud, René-Louis des Forêts, Beckett. Rencontre des poètes comme Mathieu Bénézet, Pierre Rottenberg, Bernard Noël, Henry Deluy (qui publie ses poèmes dans Action Poétique), Jean-Marie Soreau, Roger Dextre. Poèmes, nouvelles, articles dans plusieurs revues, catalogues... Il écrit plusieurs tentatives théâtrales élaborées à partir d'un travail sur le rythme, le souffle, les distorsions syntaxiques, pièces de théâtre qu'il détruit...
C'est à partir de 1985 que débute vraiment sa carrière "publique" d'auteur dramatique. Ses premiers textes sont alors lus, édités, joués. Jean-Jacques Lerrant, Bernard Dort, Michel Bataillon, Micheline et Lucien Attoun, l'encouragent à continuer à écrire pour le théâtre. Il participe à Oser Aimer à l'invitation de Jean-Louis Hourdin et Micheline et Lucien Attoun en 1986 au Festival d'Avignon (projet rassemblant plusieurs auteurs, dont Jacques-Pierre Amette, Bernard-Marie Koltès, Armando Llamas...). Il obtient une bourse du Centre National des lettres en 1988. Des projets se concrétisent avec Jean-Louis Hourdin (notamment en 1989, Hurle France, spectacle d'intervention créé à Hérisson), avec Charles Tordjman (qui crée Tonkin-Alger à Théâtre Ouvert), avec Anne Torrès (B.M.C. en 91, Expédition Rabelais en 94) ou avec Patrick Pineau (rencontré autour d"une adaptation de Ma Mère musicienne est morte... par l'entremise d'Alain Neddam et qui sera l'interprète du Petit Bois, créé au TNP et au Festival d'Avignon en 91 dans une mise en scène d'Eric Elmosnino, avant de créer lui-même en 93 au CDN de Nancy et à Théâtre Ouvert, Conversation sur la montagne).
A partir de 1987, il se consacre uniquement à un travail d'écriture personnel : des pièces de théâtre, mais aussi des récits et des poèmes : Une Manière Noire (Verdier), L'Etreinte, Le Temps (Comp'Act), ou encore des nouvelles, des écrits pour la radio, le cinéma et la télévision. Pendant plusieurs années, il dirige cependant la collection "L'Acte Même" qu'il a créée en 1986 aux Editions Comp'Act, y publiant notamment Valletti, Gatti, Milovanoff, Sirjacq, Llamas. S'il a dû abandonner la direction de cette collection, il reste un lecteur passionné aimant partager ses enthousiasmes et ses découvertes. Il continue aujourd'hui de participer à de nombreuses activités de formation (école du TNS, Conservatoire National de Théâtre, Université d'Aix en Provence). Il a travaillé plusieurs fois, sur de longues périodes, dans des institutions (H.P., CAT notamment celui de la Duchère à Lyon, expérience à partir de laquelle s'est élaborée l'écriture de Paroles échappées du choeur). En 1990, il est boursier de Beaumarchais (pour l'écriture des Petites heures). De 1994 à 1996, il est membre du comité de rédaction des Cahiers de Prospero.
Il participe en 1991, à la création d'une compagnie "L'Envers du décor" avec Catherine Beau qui a notamment créé plusieurs textes en Auvergne, dans le Limousin et dans la région parisienne (compagnie travaillant notamment sur des textes contemporains - Noelle Renaude, Patrick Laupin - dans des circuits et lieux non théâtraux, en relation avec d'autres créateurs : peintres, musiciens, danseurs...)
En 1996, il reçoit la bourse d'année sabbatique du Centre national du livre.
Depuis Conversation sur la montagne, Le Petit Bois, Eugène Durif a écrit plus d'une vingtaine de pièces dont Tonkin-Alger, L'Arbre de Jonas, B.M.C., Les Eaux dormantes, Maison du peuple, Les Petites Heures, Croisements/Divagations, Paroles échappées du choeur, Chorégraphies à blanc, Il faut que l'une ait raison pour que l'autre ait tort, Via Négativa (Comédie), Autour d'Electre, Nefs et naufrages, qui ont, pour la plupart, été créées, notamment par Eric Elmosnino, Agnès Laurent, Eric Louviot, Françoise Coupat, Dominique Lardenois, Patrick Pineau, Anne Torrès, Jean-Paul Wenzel, Catherine Beau, Françoise Maimone, Joël Jouanneau, Jean-Louis Hourdin, Nordine Lahlou, Eric Lacascade et Guy Alloucherie...
Après un premier roman, Les forcenés du négatif, il en écrit un second, Sale temps pour les vivants publié par Flammarion.
"J'aimerais, un jour, dans l'écriture, dans une langue vraiment écrite qui laisse entendre le souffle, le rythme de la pensée, parvenir à faire passer, même de loin, même faiblement, ces voix, ces paroles en apparence vides qui sont les seules qui m'importent vraiment. Celles que je retrouve quand je commence à écouter des conversations de bistrots et à imaginer la vie des gens qui sont là tout près de moi, leur histoire et des histoires et ma propre parole s'arrête tout à coup brusquement comme la leur, parce que tout se fige en quelques expressions toutes faites emportées par le rire de ceux qui savent de toute éternité que la langue ne leur a jamais appartenu."
Eugène DURIF

 

adaptation | livret | radio | théâtre | 

adaptation
Les Grenouilles qui volent sur l'eau ont-elles des ailes ? (2002) ++
En route vers la cité radieuse (1997) ++
Quel est ce sexe qu'ont les anges ? (1995) ++
Le Chien (1994) ++
Expédition Rabelais (1993) ++
Ma Mère musicienne est morte (1990) ++
Traversées d'Ulysse (1976) ++
Les Bostoniennes (1975) ++

livret
La Presse (Oratorio Industriel) (2000 - 2001) ++
Filons vers les îles Marquises (1997 - 1998) ++

radio
Maison d'hôtes (2000) ++

théâtre
Le Baiser du papillon (2005) ++
L'enfant sans nom (2005) ++
Les Placebos de l'histoire (2004) ++
Hier c'est mon anniversaire (Sur une seule main) (2004) ++
Le Plancher des vaches (2003) ++
Têtes farçues (2001) ++
Ni une ni deux (2001) ++
Couples, variations (2001) ++
Deux Temps, trois mouvements (2000) ++
Quand les oiseaux auront des ailes (2000) ++
Pas loin d'une éternité (2000 - 2001) ++
Les Clampins songeurs (Amorces pour un Cabaret Utopien) (1999 - 2000) ++
Le Hasard, vous y croyez ?(farce éphémère, légèrement mortifère et néanmoins musicale) (1999 - 2000) ++
Bout du monde (1998) ++
Divertissement bourgeois (1998) ++
Comme un qui parle tout seul (1998) ++
La Petite Histoire (1997) ++
Pochade millénariste (1997 - 1998) ++
Cabaret mobile et portatif (1996) ++
Les Tigres en papier (farce) (1996 - 1999) ++
Ce que j'aime dans l'amour (1996) ++
Pauvre folle Phèdre (1996 - 1997) ++
Nefs et naufrages (sotie) (1995) ++
Autour de l'Electre de Sophocle (1995) ++
Le Coup de pied de l'ange (1995 - 1996) ++
Mais où est donc Mc Guffin ? (1994) ++
Il faut que l'une ait raison pour que l'autre ait tort (Eloge de la gélodacrye) (1994 - 1995) ++
Via Negativa (Comédie) (1994 - 1995) ++
Un Impromptu de plus ou de moins (1994) ++
Les Soliloquants (1994) ++
Parade éphémère (1993) ++
Paroles échappées du choeur (1993) ++
Meurtres hors champ (1993 - 1996) ++
De nuit, alors il n'y en aura plus (fatrasies) (1992 - 1993) ++
Croisements, divagations (1992) ++
La Logique du pire (1992) ++
Eaux dormantes (1991) ++
B.M.C.-(Bordel Militaire de campagne) (1990) ++
Les Petites Heures (1990 - 1991) ++
Maison du peuple (1989) ++
L'Arbre de Jonas (1988 - 1989) ++
Tonkin-Alger (1987) ++
L'Absente (1986) ++
La Déploration (1986) ++
Le Petit Bois (1985) ++
Conversation sur la montagne (1984) ++
Les Aquariophiles (1978) ++
Les Irruptés du réel ++
 

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