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Xingjian GAO

Né en 1940 à Ganzhou, Chine

« Très jeune, à l’Université, j’ai commencé à écrire des pièces et à diriger une troupe d’étudiants. C’était avant la « révolution culturelle ». Après un séjour forcé à la campagne pendant plus de cinq ans, je me suis trouvé devant une alternative : faire du théâtre selon les recommandations des instances officielles qui prônaient un retour au réalisme socialiste de type soviétique ou m’inscrire en marge, avec tous les risques que cela comportait. Comme la première solution ne me satisfaisait pas du tout, j’ai opté sans hésiter pour la seconde.»



Diplômé de français de l’université de Pékin, Gao Xingjian est dramaturge, metteur en scène, romancier, essayiste et peintre d’origine chinoise.
Après un séjour forcé de plus de cinq ans à la campagne pendant la Révolution culturelle, Gao est dramaturge au Théâtre d’art du peuple de Beijing (1981-1989). Il s’impose dans les années quatre-vingt comme un pionnier de l’avant-garde dramatique et littéraire chinoise. Sa pièce Signal d’alarme (1982) marque le début du théâtre expérimental chinois ; L’arrêt de bus (1983) fait de lui une cible du « mouvement contre la pollution spirituelle », hostile à l’influence occidentale, et fait l’objet d’une interdiction. En dépit de ces conditions difficiles, Gao continue à écrire (L’Homme sauvage, 1985 ; L’Autre rive, 1896 ; La Cité des morts, 1987) et à réaliser des spectacles, dans lesquels il met en pratique ses recherches sur un théâtre confrontant tradition, imaginaire et réalité. En 1989, sa pièce La Fuite provoque l’interdiction totale de toutes ses œuvres en Chine.
Séjournant depuis 1987 en France, il s’y établit en 1989 et poursuit son œuvre théâtrale : Dialoguer- Interloquer (1992), Au bord de la vie (1991), Le Somnambule (1993), ces deux dernières pièces étant écrites directement en langue française. Ses œuvres sont traduites dans une dizaine de langues. Ailleurs qu’en Chine (jusqu’en 1985) et en France, ses pièces sont jouées à travers le monde, lui-même en faisant souvent la mise en scène.
Nombre de ces pièces de théâtre n'ont pas été traduites parmi lesquelles : Signal d'alarme (1982), Arrêt de bus (Une parodie de la révolution culturelle, 1983), L'Homme sauvage (1985), La Cité des morts (1987), La Bible des montagnes et des mers (1989).

« En Occident, on oppose presque toujours deux conceptions : soit l’acteur s’identifie à son rôle, soit il l’interprète avec une certaine distance. Ma conception, forgée par l’observation d’acteurs de théâtre de tradition orientale, consiste à mettre en évidence trois degrés dans le processus inhérent au jeu des acteurs qu’ils soient orientaux ou occidentaux. Il y a le Moi (l’individu vivant), l’acteur (sa qualité) et le rôle. Je, Tu, Il. Dans le processus qui voit le comédien entrer dans son rôle, il existe une étape intermédiaire que j’appelle l’acteur neutre… Pendant la représentation, dans certains gestes, certaines attitudes, ce n’est plus ni l’individu, ni le personnage qui se montre mais, comme en suspension, l’acteur neutre qui dit : « Regardez comme se joue mon rôle ! » (…) Le Théâtre de tradition occidentale cherche souvent à produire un sentiment d’authencité sur scène par la voie du vécu psychologique et la reconstitution de type naturaliste. Il veut éveiller l’adhésion admirative des spectateurs à cette virtuosité de la vraisemblance. Au contraire, le théâtre de tradition orientale, par diverses stylisations, établit un sentiment de réalité immédiate du jeu scénique. Il recourt à la poésie de l’imaginaire en avertissant clairement les spectateurs et en lui rappelant constamment qu’ils regardent un spectacle et que c’est grâce au jeu des acteurs qu’ils peuvent l’apprécier.

Pour moi, cette théâtralité qui s’avoue est la pierre angulaire du théâtre vivant…
»
Gao Xingjian est aussi l'auteur d'écrits théoriques : Clés pour mon théâtre, in Littératures d'Extrême-Orient au XXe siècle, éditions Philippe picquier, 1993 ou encore La Raison d'être de la littérature, éditions de l'Aube, 2000.

A la confluence de l’Orient et de l’Occident, l’œuvre de Gao s’articule à la croisée des chemins du roman, du théâtre et de la peinture, de la théorie et du travail de la scène, du papier et de la toile.

En 1992 Gao Xingjian est nommé chevalier des arts et lettres, en 1998 il prend la nationalité française.

En 2000 il reçoit le Prix Nobel de littérature.

(Notice biographique rédigée avec l’aide du Dictionnaire encyclopédique du théâtre, Michel Corvin, Ed. Bordas, 1995 - En itallique : propos de Gao Xingjian)

 

livret |  | 

livret
(1997) ++

(2000) ++
Quatre quatuors pour un week-end (1994) ++
Le Somnambule (1993) ++
Dialoguer interloquer (1992) ++
Au bord de la vie (1991) ++
La Fuite (1989) ++
L'Autre rive (1986) ++
 

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