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Olivier APERT

Self-introduction
Parler de soi : certains y excellent, surtout en public, ce qui m'a toujours paru quelque peu indécent, voir obscène, à moins de se souvenir du mot de Baudelaire dans Mon coeur mis à nu : « le premier venu a le droit de parler de lui-même du moment qu'il sache amuser »... Bref. A chaque fois est remise en jeu la rengaine de la séparation entre l'homme et l'oeuvre (le coup du Contre Sainte-Beuve proustien) ou, si l'on préfère, le fait que les livres et le mouvement de la vie ne se superposent pas nécessairement, que la biographie extime n'informe pas judicieusement sur la bibliographie : parions donc plutôt, à l'encontre du temps qui ne cesse d'exhiber des corps parlants plus ou moins intéressants, sur le côté « graphie » que sur le côté « bio »... Sinon, je ne rechigne pas systématiquement à parler de moi mais comment le peut-on ? De quel « moi » s'agit-il, nous qui sommes le plus souvent simultanément un « autre » que nous-mêmes ? Encore faut-il qu'y préside une intimité particulière, condition sine qua non, sinon il s'agit alors d'exposer, de défendre, d'avancer des convictions, ce que je préfère dans le fond. Oui, je n'aime rien tant que défendre une « certaine idée » que je me fais de la littérature, de l'art, de la musique, de l'esthétique, du politique, etc., avec ce qu'il faut d'imagination, de sensibilité, de violence, d'intelligence et d'ironie.
J'habite généralement le XIVe arrondissement de Paris que j'adore (Métro Pernety ou Plaisance) et m'arrange pour me déplacer assez souvent : maintenant, j'aime autant partir que j'aime revenir. Comme tout le monde, certains lieux m'ont marqué : Florence (une ville qui tient dans la paume de la main) ; New York 24 heures sur 24 ; Lisbonne (ô « dans la ville blanche »...) ; l'arc atlantique (Irlande, Bretagne, Portugal) ; un Est légendaire (la Transylvanie) où j'ai travaillé en créations : opéra et traduction et par-dessus tout, respiration intime, la mer la mer (normande ou bretonne) quand les mouettes impassibles me donnent leçon de stoïcisme : immobiles, leurs cockpits fixent l'horizon tandis que le vent fait frissonner leurs carlingues duvetées. Mes prochains déplacements ? Nach Berlin, puis Madagascar en cargo une folie.
Il y a longtemps, j'ai improvisé la notion de « dandy sauvage » : qu'en reste-t-il ? Du dandysme, un certain stoïcisme mélancolique justement, face à une société qui vise de plus en plus à l'avilissement des êtres (regardez, mais regardez bien la télévision) ; du sauvage, un impératif-gauguin cherchant à (re)trouver « l'or de leur corps », beauté archaïque, primitive et raffinée tout à la fois.
Aujourd'hui-là-maintenant, c'est le théâtre qui me requiert le plus mais sans que jamais le penser-pressentir du poème s'éloigne, le théâtre qui pose sans cesse la question de l'incarnation et de l'invention d'une langue dans un corps embarqué par l'Histoire. Alors, Olivier Apert : poète, essayiste, dramaturge & traducteur, comme il est d'usage de (se) présenter (voir bibliographie) : oui oui, si vous le voulez mais commençons à parler...
O. A., décembre 2002



Bibliographie ( non exhaustive )

Poésie :

Le Livre du déclin (avec des lavis de Bernard Noël), Æncrages & Co, 1989

Ecrit de la mer (avec des dessins de Bernard Noël, une préface de Michel Deguy), Æncrages & Co, 1991

Femmoiselle, je t’raime, Æncrages & Co, 1993

Comme au commencement, Editions Mihaly, 1999

Infinisterre suivi de Crash, (À paraître, Apogée, 2006)

Berliner Städtenwolff (à paraître)

Essais :

Résidence d’automne, un essai de travail sur l’atelier, Editions Le temps des cerises, 1994 (Prix Roger Vailland 1994)

L’homme noir blanc de visage, Editions Le temps qu’il fait, 1994

Portatif de la provocation (en collaboration avec François Boddaert), Presse Universitaires de Vincennes (PUV), 2000

Récit :

« F », avec des photographies anonymes, Editions Mydriases, 2002 (tirage accompagné d’un C.D. Rom)

Opéra :

Oreste & Œdipe – Livret. Musique de Cornel Taranu (Création en Roumanie, octobre 2001 ; en France 2002, Festival Enesco, 2003)- Coédition Mihaly / Apostrof, 2000

Traductions :

Karoline von Günderrode, Rouge vif, poésies complètes, Editions de la Différence, collection Orphée, 1992

Mina Loy, Le Baedeker lunaire, poésies complètes 1, L’Atelier de Brisants, 2000

Mina Loy, Insel ou Portrait de l’artiste en tête de mort, roman, L’Atelier des Brisants, 2001

Mina Loy, La rose métisse, poésies complètes 2, L’Atelier des Brisants, 2004

Pier Paolo Pasolini (en collaboration avec Ivan Messac), Je suis vivant, Editions Nous, 2001

Ion Muresan (en collaboration avec Dumitru Tsepenaeg), Le mouvement sans cœur de l’image, Editions Belin, 2001

Scénarios de films vidéo :

X : l’oubli de Yves de Peretti, 1984

F.N.A.C (Fonds National d’Art Contemporain) de Christian Boustani, 1991

 

livret | performance | théâtre | 

livret
Oreste & Oedipe (1998 - 1999) ++

performance
Talitha Koum (2004) ++

théâtre
àlavieàlanuit (la descente d'Orphée chez Draculea) (2002) ++
L'Horreur-L'Extase(audehorslescombatsaudedanslescraintes) (2002 - 2003) ++
 

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