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Alain BÉHAR

Je ne suis pas fasciné par les « arts plastiques » ou la danse, la musique contemporaine... - Je crois juste qu’on a souvent plus à voir avec ça qu’avec une grande partie de ce qui persiste au théâtre à s’enterrer et rassurer de vieux gestes sécuritaires.



Après une période où il met en scène S. Nassib, B. Brecht, O.V. Orvath, A. Schnitzler ou encore Salinger et Blanchot, Alain Béhar se consacre, à partir de 1993, à la mise en scène de ses propres textes.

En 1996, Didier Georges Gabily devient son « parrain d’écriture » en l’invitant à une « résidence de compagnonnage » initiée par le CNES, Chartreuse de Villeneuve lès Avignon. Il y écrit Comment ouvrir le volet pour voir le tableau en entier.
Ce titre est révélateur de la démarche d’Alain Béhar : ses recherches, tant textuelles que scéniques s’inscrivent à la croisée de plusieurs disciplines : théâtre, arts plastiques (performances, installations, expositions), chorégraphie, etc.
Il s’agit toujours de proposer des contrepoints pour faire émerger une forme ouverte qui trace des perspectives et offre des trouées, le sens circule sans jamais se figer dans un discours clos : Ce qu’il m’intéresse d’exposer, ce n’est pas que l’écrit parle – c’est peut-être pour cela qu’il y a, j’espère cette sensation d’être dans l’atelier –; ce que j’aimerais rendre lisible, c’est le mouvement qui fait aller de l’écrit à la parole. (...) Le travail scénique, la présence des acteurs fait que ça picore à l’intérieur. Ça essaie de piquer l’écriture : comme s’il était possible de sortir de la figure pour faire saillir de brefs moments d’identification. Dans le théâtre qui est le mien, la figuration serait un moment préliminaire et la figure, le personnage deviendrait un motif : on joue à faire poindre de la figure. J’écris uniquement de l’écriture comme quantité de peintre disent : « je ne peins pas des paysages, je ne fais ni de la peinture abstraite ni de la peinture conceptuelle, je peins de la peinture.»

En 1998 Alain Béhar revient à la Chartreuse où il prend en charge la rédaction du Cahier de Prospéro N°9. Il y finalise également le projet débuté en 1996. Le texte se décline alors sous la forme d’un spectacle en plusieurs volets : Monochrome 1234, Monochrome 567, Monochrome 8 à 15.

En 1999 Alain Béhar part en résidence de trois mois à Montréal où il écrit Bord et bout(s).

En 2001 il obtient une bourse de la Villa Médicis hors les murs et part dans les Balkans afin d’y écrire Tangente.

Parallèlement, il répond à des commandes d’écriture : de Yves Gourmelon et Le Chai du Terral ( La Pierre fendue, 1997), de Gare au théâtre et Denis Lanoy ( Grand travers, 1998 ), de Yves Reynaud et Yves Gourmelon ( Et(é), Manifeste potentiel du mouvement, 1998), ou encore de la Compagnie Eclats d’Etats (Je vais, 2000).

En 2003/2004 il présente Sérénité des impasses* 26 sorties du sens atteint, où le travail du plateau précède l’écriture (Il y a chaque fois (et chaque fois autrement) à considérer cette obscénité particulière du passage de l’écrit à la parole pour qui met en scène son propre texte. Ce qui s’expose, qu’on ne peut pas dire. Quelque chose de dangereux (je crois ça) qu’on offre et qu’on nie au théâtre en se déclarant l’auteur présent des mots d’un livre absent. (...) Le plateau est venu jusqu’ici – d’une façon ou d’une autre - conclure, interrompre le mouvement d’écriture. Pour cette fois, sans qu’il soit question d’en éprouver le valeur, j’ai le désir (cette sorte de nécessité sans autre fondement qu’elle-même) de passer d’abord l’écriture et la question de l’écrit par le plateau, en amont du livre. )

Actuellement Alain Béhar travaille Manège dont il a présenté, une première étape au Théâtre de l’université de Montpellier 3, La Vignette, en janvier 2007: 10% de manège. La création aura lieu en juin, aux Subsistances de Lyon.


Je suis tout - et ne suis que ça - ce qu'on perd par exemple dans les répertoires quand on nous répertorie.

 

théâtre | 

théâtre
Manège (2006) ++
Sérénité des impasses* 26 sorties du sens atteint (2003) ++
Tangente (deuxième état) (2001) ++
Tangente (premier état) (2000) ++
Je vais (2000) ++
Bord et bout(s) (1999) ++
ET (é) (1998) ++
Grand travers (1998) ++
La Pierre fendue (1997) ++
Monochrome (S) (1996 - 1999) ++
Ce que dit la petite princesse des tulipes (1995) ++
15/07 27/06 (1993) ++
 

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